Élections municipales des 15 mars et 28 juin 2020

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L'écho du jour

« Et pour le Petit Théâtre, vous faites quoi?.. »

Comme promis, l’Écho du jour va désormais vous parler de différents aspects de notre programme un peu plus en détail. En effet vous avez droit à la fois à la rectification de certaines erreurs (contre-vérités?) diffusées ici ou là, et aussi à une meilleure compréhension des enjeux qui nous poussent à nous engager et agir. Aujourd’hui, le Petit Théâtre, parce que, comme le dit l’association Masquarades, « le spectacle commence par le lieu ». En l’occurrence, ce lieu est curieusement devenu emblématique de cette campagne électorale, même si une minorité de guérétois(es) l’ont fréquenté … comme cinéma et non comme lieu de spectacle vivant, même s’il existe en ville d’autres salles modernes avec une riche programmation, même si le coût estimé de sa remise en route (plus de 2 millions d’euros) est énorme, même si beaucoup d’entre nous ont d’autres priorités plus vitales, même si… Alors, parlons-en : on fait quoi ?
Pour en décider, il faut distinguer rénovation (avec tous les travaux que cela implique), et utilisation ensuite.Pour la première partie, des subventions peuvent en très grande partie couvrir la dépense. Pour la diminuer encore, le mécénat pourrait même intervenir, certains dont un certain Stéphane ont manifesté de l’intérêt semble-t-il. Au final, chacun s’accorde à dire que c’est faisable. J’ajouterais même qu’il serait dommage de se priver d’un si bel élément de patrimoine, nous qui n’en avons pas trop…

Mais encore une fois, pour qui, et pour quoi? Une nouvelle salle à Guéret ne peut avoir de sens que si on y programme autre chose que dans les autres. Et que si elle n’occasionne pas des frais d’entretien et de fonctionnement à la charge de la Ville en supplément ou au détriment de la structure historique en charge de cette question, la Guérétoise de spectacle, mais qu’elle se mette en synergie avec. Il faut donc imaginer un fonctionnement piloté par une association, comme cela se fait ailleurs, en diversifiant les partenariats potentiels, avec une programmation peu gourmande en espace et technique, en s’appuyant en partie sur des échanges de bons procédés, et en nécessitant un minimum de personnel qualifié pour l’ordinaire de la fréquentation (répétitions, résidences, spectacles amateurs…) Cela aussi paraît faisable, pour un minimum d’argent, voire en auto-suffisance. Mais cela demande surtout que ce magnifique outil soit confié dans un premier temps à une association capable de faire les bons choix de programmation, de l’ouvrir avec discernement aux partenaires intéressés, de fédérer de réelles compétences techniques et associatives autour du projet, et surtout de demander leur avis aux citoyens. Autrement dit, c’est jusqu’à présent ce qui faisait défaut, ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas y croire.
Personnellement, j’y crois, comme j’y ai toujours cru. Au début des années 90, quand le bâtiment était particulièrement menacé, une association avait déjà vu le jour, le Manteau d’Arlequin, qui oeuvrait pour la sauvegarde du petit théâtre. Un soir d’été, à l’appel du Manteau, une troupe locale avait accepté de jouer gratuitement sur la Place Varillas, et de faire « passer le chapeau » pour récolter un peu d’argent, afin de financer des travaux plus qu’urgents. Cette représentation fut un succès, et le public généreux. Or je faisais partie de cette troupe, et j’ai joué devant des centaines de guérétois pour cette cause. Une soirée inoubliable.

Qui à présent peut se prévaloir d’autant de légitimité pour affirmer son affection indéfectible pour ce lieu, qui peut même se permettre de procéder à un « classement des candidats » en termes de crédibilité pour ce projet de faire enfin revivre le « petit théâtre »? Sans même évoquer Tartuffe ou Créon, non seulement nous ne jouons pas dans la même cour, mais pas sur la même scène. Rideau.

Sylvie Bourdier, tête de liste guéret en commun.
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